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Les constats, les propositions
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Les constats, les propositions

La culture, les loisirs, le web : l’accessibilité, un enjeu majeur

Les jeunes saluent les nombreuses découvertes que leur apporte le web. Par extension, les zones blanches et grises présentes en Ardèche peuvent les handicaper, pour leur vie quotidienne et culturelle.
Propositions :

  • Demander au Département de porter le problème auprès des communes pour qu’elles s’équipent en espaces internet.
  • Fondation d’une association pour créer des cyber-bases gratuites dans les hameaux, les villages et les zones plus reculées, avec des accompagnants.
  • L’arrivée de la fibre ayant été évoquée, l’idée a été de trouver une solution en attendant cet équipement. De l’avis des participants, cette solution pourrait se trouver dans l’embauche d’une association qui militerait pour l’avancée dans la couverture internet du territoire.

Par ailleurs, un autre attrait du web vient des réseaux sociaux. Or ceux-ci ont été dépeints comme contenant de la violence, avec un flou entrainant un manque de connaissances des conditions d’utilisation, et certains utilisateurs ont également noté un manque d’accompagnement.
Propositions :

  • Pour le manque d’accompagnement : une formation auprès des parents et des jeunes en primaires par les jeunes plus âgés.

Démocratie et vie en ville : place aux jeunes !

Parfois, les jeunes ne semblent pas trouver leur place, au sens propre comme au sens figuré, à savoir dans leur ville, comme au sein de la démocratie et auprès des politiques élus par leurs aînés.

Place des jeunes dans la ville

Au sein des villes, le constat est un manque d’équipements pour les adolescents, la majorité des équipements étant adressée aux enfants de moins de 10 ans.

Proposition :

  • définition d’un parc idéal pour et avec les autres jeunes, pour un espace qui serait à part de celui des plus petits, équipé en wifi, avec un espace de sports, et permettant d’accueillir les jeunes désireux d’écouter de la musique, même si le volume est un peu élevé, sans déranger le reste de la population.

Vie et vitalité des villages et territoires

Par extension à ce premier constat du manque « d’espaces jeunes », le manque de lien et de vie locale dans les villages a été mis en avant. Cette absence de vie locale a été associée à une autre problématique soulevée : comment rendre curieux et impliquer les gens qui ont des idées mais ne s’impliquent pas dans la vie locale ?

Propositions :

  • Création d’espaces désacralisés mais qui permettraient des rencontres pour les personnes souhaitant se retrouver et agir, à l’image de « coins natures », de jardins participatifs…
  • Création d’espaces d’éducation politique. Ces espaces permettraient d’intégrer les jeunes qui le souhaitent à la vie locale via des projets financés par des collectivités tout en les éduquant à la politique – et à ses subtilités

L’intimidation apportée par le statut de l’élu, ainsi que la complexité de les rencontrer, font partie de ces freins qui empêchent les jeunes de participer et donc de prendre des décisions dans leur vie locale.

Propositions :

  • Création de cafés citoyens informels avec les élus
  • Diffuser les ouvertures des permanences des élus, en les adaptant au maximum aux emplois du temps des jeunes.
  • Aller au contact des jeunes dans leurs lieux de vie, et leur expliquer le rôle des élus
  • Une meilleure intégration des jeunes dans les instances de décision. Une intégration qui peut passer par un changement de forme, via des instances plus participatives et plus accessibles permettant le toilage entre anciens et nouveaux participants. Cette inclusion peut également se concevoir par le biais d’animateurs qui permettraient de faciliter le lien entre jeunes et instances.
  • Réinstaurer un véritable échange avec les élus, avec un grand oral – le terme « mettre les élus sur le grill » a été évoqué. Ces échanges, qui instaurent autre chose qu’un monologue, permettraient de démystifier l’élu, mais aussi que les élus ne craignent par les jeunes et les échanges qui peuvent en découler.

Environnement, migrants

Des questions qui montrent l’implication de la jeunesse dans les questions d’actualité et de solidarité.

Parmi les participants, un groupe de jeunes migrants a partagé son expérience, particulièrement rude. Plusieurs questions et propositions ont émané de ces témoignages enrichissants. Certaines lois seraient selon les participants à revoir pour une régularisation plus régulière : le moment pour les élus de donner un coup de main aux jeunes, pour se faire entendre et faire remonter les demandes et les attentes au niveau national.
Les questions portaient bien sûr en premier lieu sur la stabilité des jeunes migrants, face à la loi Dublin III. Comment se projeter sur un territoire, sachant que si les demandes de papiers n’aboutissent pas, les demandeurs seront renvoyés dans le pays par lequel ils sont arrivés sur le territoire européen, donc plus que rarement la France ? Les jeunes ont souligné leur volonté de s’impliquer en local, mais cette menace les freine dans leurs démarches.
Par ailleurs, la nécessité de trouver du travail se fait rapidement sentir. Une proposition de mise en place de formations adaptées pour ensuite travailler légalement a été évoquée.
Pour ceux qui désirent continuer leurs études, le problème vient du territoire ardéchois et de son peu de propositions en enseignement supérieur, notamment son absence d’université.
Une stabilité pourrait être trouvée via un tutorat entre un français et un migrant, pour un échange de cultures et une intégration plus rapide à la vie quotidienne.

Environnement

L’environnement est un thème qui a été abordé au sens large et quotidien du terme. Le choix de travailler sur le gaspillage et l’environnement au quotidien a été pris dans beaucoup de groupes, et différents aspects environnementaux ont pu être traités par ce biais.

Travail sur gaspillage alimentaire, propositions :

Pour les lycées :

  • Demande au rectorat de sensibiliser les administrations
  • Passer par des institutions lycéennes (conseil de vie) et faire passer message en bouche à oreille; sur l’impact du gaspillage sur l’environnement. Le Conseil de la vie lycéenne plancheront sur la proposition dès la rentrée !

Pour le groupe 18-30 ans

le constat se base sur un manque de connaissances sur notre environnement, ce qui amène à proposer plus d’éducation à l’environnement pour tous les âges de la vie. Pour cela, proposition a été faite de travailler tous ensemble avec le tissu associatif déjà existant. Il faut que les jeunes s’impliquent dans les associations et les groupes existants qui sont aujourd’hui plutôt « âgés » ; cette remarque a par exemple émané de la FRAPNA (fédération Rhône-Alpes pour la protection de la nature) qui déplorait le manque de jeunes dans les associations.

Education et formation

De l’école aux orientations professionnelles, des interrogations à plusieurs niveaux

L’éducation \ l’école

Les jeunes ont pointé une pédagogie qui ne serait appropriée ni aux élèves ni même aux enseignants.

Proposition :

  • Instauration des temps de dialogue entre élèves et enseignants, pour instaurer une notion de feed-back, pour le professeur et sa classe.
  • Mise en place d’une salle spécifique dédiée à l’art dans les établissements (musique, tag... )
  • Formations des professeurs à de nouvelles méthodes d’enseignement basée sur les novosciences, tournée vers la compréhension possible par chaque élève

Orientation et formation

De nombreuses difficultés au niveau de l’orientation en collèges et lycées ont été évoquées. Plusieurs raisons ont été cherchées, et le problème d’informations et de liens entre tous les acteurs a été souligné avec plus d’insistance.

Proposition :

  • faire intervenir des personnes dans les structures pour faciliter ce lien au profit des jeunes.

Transports

Les jeunes Privadois ont noté l’absence de bus intramuros leur permettant de se déplacer. Les élus de la CAPCA (Communauté d’agglomération Privas Centre Ardèche) ont apporté la solution d’une navette pouvant les déposer dans la ville, qui sera mise en place en septembre 2018

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