Le département aux 2200 ponts

Morel (Yves), Le département aux 2200 ponts, Privas, 1999.

Extrait de l’avant-propos :
"[...]
S’intéresser aux ponts, c’est en réalité poser le problème des communications et des échanges. Notre démarche va donc au-delà des simples constats esthétiques, nous avons voulu sensibiliser les lecteurs aux problèmes des transports dans un département où les obstacles ont été disposés comme à plaisir par la nature. Le présent ouvrage s’appuie donc autant sur la géographie que sur l’histoire, encore que cette dernière ait été privilégiée. Nous avons retenu douze thèmes qui constituent autant de chapitres, chacun étant précédé des commentaires nécessaires à la compréhension des messages.
Le premier regard porte sur le cadre naturel et les contraintes qu’il oppose au cheminement des hommes et des marchandises.
Le deuxième évoque les moyens les plus anciens auxquels on eut recours pour aller d’une berge à une autre.
Dès l’instant où le pont apparut vite comme le moyen le plus commode, il nous a semblé utile d’en proposer une approche technique.
Vient alors l’occasion de porter le regard sur l’équipement du département en ouvrages de tous types.
Mais un pont est vulnérable, tant à la violence des éléments qu’à celle des hommes. Un cinquième chapitre fait le point sur la technique.
Ensuite, l’étude que nous proposons emprunte des voies plus spécifiquement chronologiques. Successivement sont évoqués les ouvrages artistiques, antérieurs au XVIIIe siècle. Puis l’observation porte sur les grands chantiers ouverts à la fin de l’époque moderne. Bien sûr, la part belle est faîte au XIXe siècle, riche de ses archives. Tour à tour entreront en scène les Seguin et l’ouvrage révolutionnaire qu’ils réalisèrent à Tournon, puis tous ceux qui, dans leur entourage ou non, suivront leurs traces en créant plusieurs dizaines de ponts suspendus. Cependant, sous le Second Empire, une soudaine désaffection pour ce type de structure eut des répercussions dans bien des régions, dont l’Ardèche.
Quoi qu’il en soit, les ouvrages existants devaient être gérés de façon aussi rationnelle que possible ; un autre chapitre aborde la question.
Enfin, un ultime développement décrit les modalités d’appropriation par les pouvoirs publics des ouvrages naguère concédés à leurs constructeurs.
[...]"