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L'histoire, du Moyen Âge à nos jours
L’empreinte des guerres de religions Dans les soubresauts du Moyen Âge, l'Ardèche, alors appelée Vivarais "territoire de Viviers", change plusieurs fois de mains : Royaume de Provence et de Bourgogne, puis Comté de Toulouse, avant de passer à la couronne au XIII° siècle. Une grande majorité du Vivarais devient protestant au XVI° siècle. Quant à la Révolution française, elle n'est pas bien accueillie en Vivarais, qui reste fidèle au roi, et des bandes de Chouans se réfugient dans les montagnes. Le département de l'Ardèche est créé en 1790, à partir de la province du Vivarais. Le XIX° siècle voit le département se développer, notamment grâce à l'industrie de la soie et de la mine. L’Ardèche, alors fortement peuplée, comptera jusqu’à 388 000 habitants en 1861.
Du Moyen Âge aux guerres de religions (500 – 1800) Après le passage des Wisigoths et des Burgondes, le Vivarais entre au VI° siècle dans la mouvance des royaumes francs, le siège de l’évêché ayant été transféré au V° siècle d’Alba à Viviers. De nombreuses églises à vocation funéraire sont construites en dehors des agglomérations telles que Saint-Saturnin -Notre Dame à Viviers.
Le Moyen Âge vivarois voit également s’épanouir un réseau monastique d’abbayes (Mazan, Les Chambons, Cruas,…) et de prieurés couvrant le pays de magnifiques églises romanes (Thines, Champagne,...). Campagnes et petites villes connaissent un bel essor et le pouvoir seigneurial s’affirme par de modestes tours ou des châteaux dominateurs (Aubenas, citée des Montlaur, Boulogne,...). Le rôle de l’évêque de Viviers culmine au XII° et XIII° siècle. Véritable prince des lieux, l’évêque doit cependant faire face à de puissants barons comme les Montlaur, les Adhémar ou plus au Nord, les comtes du Valentinois.
Peu à peu, les multiples pouvoirs locaux sont rongés par la monarchie capétienne. Et vers 1320 apparaît le baillage royal du Vivarais avec à sa tête Villeneuve-de-Berg et Boucieu-le-Roi. Une unité administrative qui se trouve renforcée au XV° siècle par la création des Etats particuliers du Vivarais, alors placés sous la dépendance des Etats du Languedoc et qui vont perdurer jusqu’à la Révolution.
La renaissance est particulièrement bouillonnante en Vivarais et s’exprime par des figures contradictoires et hautes en couleur : Noël Albert fait construire la splendide maison des Chevaliers à Viviers, le Cardinal François de Tournon fonde le collège de Tournon. En 1562, les Etats du Vivarais sont dédoublés en Etats protestants et Etats catholiques et la même année éclate la première des huit guerres de religions qui vont ensanglanter le pays.
Durant la Révolution, l’Ardèche est partagée entre le jacobinisme avancé, la chouannerie et l’attentisme prudent. En mars 1790, l’Assemblée constituante divise la France en 83 départements, parmi eux l’Ardèche, dont les limites s’apparentent à l’ancien pays du Vivarais.
L’Ardèche du XIXe au XXIe siècle Le nouveau Département poursuit sa croissance économique et démographique jusqu’au Second Empire, atteignant des densités de population étonnantes même dans les régions les plus pentues. Au XIXe siècle, le développement des routes favorise les échanges commerciaux qui s’étendent jusqu’au Proche-Orient. Cette prospérité s’effrite à la suite des crises de la pébrine (maladie du ver à soie), du phylloxéra (maladie de la vigne) et de la maladie de l’encre qui atteint les châtaigniers. Les modes de transports évoluent, le réseau de chemin de fer bouleverse les vieilles relations commerciales entre vallée du Rhône et Massif Central. Dès lors la population ne cesse de décroître jusqu’aux années 1960, au profit des grands centres urbains.
La vie rurale se transforme… le pays se vide ! Au XXe siècle, la polyculture régresse au profit de l’élevage bovin et caprin, les cultures de pêches et cerises s’étendent et le vignoble renaît dans la vallée du Rhône. L’industrie ardéchoise se transforme considérablement, des secteurs entiers, dans la tannerie et le moulinage, s’effondrent mais d’autres secteurs se maintiennent ou se développent dans les domaines traditionnels (industrie électronucléaire, agroalimentaire, pharmaceutique). Depuis les années 1990, la reprise démographique s’amorce et s’est amplifiée fortement au début du XXIe siècle, notamment du fait des apports extérieurs.
L’Ardèche bénéficie pourtant d’atouts qu’elle sait mettre en valeur : beauté des sites, originalité du patrimoine, qualité des produits… Aujourd’hui le tourisme est en pleine expansion. L’Ardèche accueille un million de vacanciers chaque année.
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Le savez vous?
Résistance
L'Ardèche de tous les temps, une terre de résistance
L'Ardèche (le Vivarais d'Ancien Régime) est un territoire riche de ses traditions de Résistance populaire : résistance des «Tuchins » au Moyen Âge, résistance huguenote des XVII et XIII° siècles, résistance républicaine en 1851... On ne s'étonnera donc pas que, durant le deuxième conflit mondial, la Résistance patriotique ait connu dans le département une ampleur certaine.
L'Ardèche a payé un lourd tribut lors des deux guerres mondiales. En 1918, 12 000 soldats ne reviennent pas du front, et pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs résistants prennent le maquis, ce qui provoque arrestations et exécutions, mais accélère également le départ des Allemands.
> Pour en savoir plus
Musée départemental de la Résistance en Ardèche et de la Déportation - 13 rue de la République au Teil
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