Les Espaces naturels sensibles et les domaines départementaux de nature

La variété exceptionnelle de climats et de paysages permet à l'Ardèche de bénéficier d'une très riche biodiversité. Pour préserver ce patrimoine, le Département a identifié 16 sites comme "espaces naturels sensibles".

Les 16 espaces naturels sensibles

Les Espaces naturels sensibles sont des sites remarquables par leur diversité biologique, paysagère ou géologique. Au nombre de 16 et répartis sur l’ensemble du département, ils couvrent plus de 15 % du territoire et sont représentatifs des écosystèmes que l’on peut rencontrer en Ardèche, que ce soit en montagne ou dans la plaine. Ces espaces naturels souvent fragiles, rares ou menacés concernent tous les types de milieux : forêts, prairies, milieux humides (rivières, lacs, tourbières…) ou encore des zones beaucoup plus arides comme les falaises. Dès 1995, le Département de l’Ardèche s’est engagé dans une politique active de gestion et préservation de ces territoires avec pour objectif de concilier l’accueil du public, la connaissance de ces sites et leur préservation. Cela se traduit par des partenariats financiers et techniques avec les collectivités locales, par de la maitrise foncière et la gestion en direct de certains sites départementaux.

Ces trésors naturels qui font la réputation de notre département sont ouverts gratuitement au public et bénéficient de nombreux équipements et animations locales pour le grand public et les scolaires.

La Cance et l'Ay

Chirats, vieilles hêtraies, forêts anciennes et vallées profondes donnent une part de mystère à ce site riche de légendes. Dans les eaux pures et fraîches de la Cance et de l’Ay, on peut encore apercevoir quelques écrevisses à pieds blancs alors qu’à la tombée de la nuit ululent les chouettes et grincent les chauves-souris.

Les 3 D

Porte d’entrée du nord-est Ardèche, cet espace est riche de milieux naturels variés : landes, forêts, cours d’eau, gorges, plateaux cultivés. Véritable carrefour d’influences biogéographiques, ce territoire est un lieu de rapprochement entre une flore montagnarde, parfois endémique du Massif central et un cortège d’espèces à affinités plus méditerranéennes.

Crussol et Soyons

Ces deux plateaux calcaires au relief escarpé sont nés avec le soulèvement des Alpes et dominent la vallée du Rhône. On y retrouve une flore et une faune spécifique qui bénéficient d’une forte influence méditerranéenne. La quarantaine de variété d’orchidées présentes sur ce site, baptisé « la montagne aux orchidées », contribue à sa renommée internationale.

La Boissine

Situé dans une faille géologique à deux pas de l’intense activité de la vallée du Rhône, cet écrin de verdure garde précieusement enfouis dans son sol des milliers de fossiles marins depuis plus de 150 millions d’années. Cet ancien site agricole fut exploité au 19e siècle pour sa richesse minière. Ce double héritage est encore visible aujourd’hui.

Monts Gerbier et Mézenc

Situé sur le plateau ardéchois autour des 1 300 m d’altitude, berceau des sources de la Loire, ce territoire abrite une faune et une flore très alpines. Dans ce paysage grandiose constitué de sucs (sommets) volcaniques, de plateaux, de tourbières et de cirques majestueux, la flore particulière des prairies d’altitude donne sa spécificité au Fin Gras du Mézenc.

Boutières

Sur ce territoire de serres, de pentes et de vallées qui descendent du plateau ardéchois vers la vallée du Rhône, anciennes terrasses, vieilles calades, châtaigneraies et prairies témoignent de la présence de l’être humain. D’une grande richesse naturelle, cet espace offre aussi l’accès à de petites rivières préservées et confidentielles et à des hêtraies séculaires.

Coiron

En limite d’influence méditerranéenne, ce plateau façonné par l’érosion, entrelacs de roches calcaires et volcaniques, offre un paysage contrasté de bocages et de zones plus arides. Riche d’une biodiversité préservée, ce site est aussi remarquable pour ses grottes, ses rivières souterraines et les vieilles forêts qui couvrent ses contreforts.

Îles et lônes du Rhône

Situés dans le lit du Rhône, vestiges d’un fleuve indompté, îles et bras morts composent ce milieu humide où se mêlent vigne sauvage, peupliers noirs et blancs. Ce paradis pour castors, hérons et libellules est dominé par la colline du Mont Saint-Michel qui abrite une forêt de chênes verts et alterne pelouses sèches riches en orchidées et milieux rocheux

Plateau de Coucouron

Niché sur le plateau ardéchois au premier contrefort du Massif central, ce site offre une grande diversité paysagère due aux particularités géologiques et climatiques. Les roches métamorphiques au sud, les sucs au nord, les tourbières et un riche entrelacs de cours d’eau abritent une faune et une flore spécifiques et originales dont la discrète loutre.

Tanargue et Born

Echancré par les gorges de la Borne, petite rivière encore sauvage, le Tanargue accueille la station de ski de la Chavade, la Croix de Bauzon et la dernière estive collective en Ardèche. Remarquable par ses vieilles hêtraies sapinières, ses zones humides et ses prairies d’altitude, ce site offre de splendides points de vue sur tout le sud du département.

Plateau de Montselgues

Berceau d’un réseau de tourbières riches d’une faune et d’une flore spécifiques, le plateau de Montselgues, perché à 1 000 m d’altitude, hésite entre Méditerranée et montagne. Prenant sa source dans ces milieux humides, la Thines alimente une petite vallée qui partage ses versants entre châtaigneraies et escarpements rocheux couverts de chênes verts.

Beaume et Drobie

Deux rivières-sœurs encore sauvages entaillent le piémont cévenol pour se retrouver aux Deux-Aygues. Alimentées par moult petits ruisseaux où se cachent de belles populations d’écrevisses à pieds blancs, elles sont le royaume de la loutre et du castor. Les chênes verts et les vieilles châtaigneraies qui les bordent abritent une faune riche et diversifiée.

Ganière et Abeau

En limite du département du Gard, cet océan de pins maritimes abrite quelques îlots de pins de Salzmann, espèce présente depuis le quaternaire mais ayant subi une forte déforestation au 19e siècle. En été, la fraîcheur relative de la Vallée de la Gagnière, petite rivière cévenole et sauvage, contraste avec la chaleur étouffante des coteaux.

Païolive et Chassezac

Bien connu pour la pratique d’activités de pleine nature et traversé par les Gorges du Chassezac, ce site se caractérise par la présence d’étranges édifices naturels en calcaire qui ponctuent la forêt de chênes. Cette osmose entre minéral et végétal confère à ce site une ambiance particulière, berceau de rêveries et de contemplation.

Vallée de l'Ardèche

Affluée des eaux de la Drobie, la Beaume creuse de belles gorges dans le calcaire puis vient à son tour grossir l’Ardèche. Plateaux arides des grads, ruisseaux temporaires, rivières limpides et capricieuses bordées de falaises abruptes cadencent le paysage de ce site très fréquenté, hiver comme été, pour y pratiquer baignade, escalade, spéléologie ou canoë.

Gorges de l'Ardèche

Site emblématique du département, les Gorges de l’Ardèche ne se résument pas au Pont d’Arc très fréquenté et aux loisirs aquatiques. Falaises abruptes, plateaux calcaires, chênaies, méandres, vallées sèches reculées, grottes et avens composent un territoire plus confidentiel et sauvage, riche d’un patrimoine naturel, géologique et archéologique exceptionnel.

Schéma départemental des Espaces Naturels Sensibles - Horizon 2030
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Schéma départemental des Espaces Naturels Sensibles - Horizon 2030
Connaitre les 16 espaces naturels sensibles (ENS) d'Ardèche
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Direction de l’Aménagement des Territoires. Service Valorisation des sites et patrimoines naturels

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