Le Département est au cœur des politiques de soutien aux personnes âgées. Grâce à de nombreux dispositifs, le Département œuvre chaque jour pour permettre aux séniors de bien vivre en Ardèche, à domicile ou en établissement. Une effort volontariste qui se traduit par des actions en direction des acteurs de l’aide à domicile et des établissements d'hébergement mais aussi, pour les plus autonomes, en direction des séniors eux-mêmes au cours de journées bien-être.
Les aides financières
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est une aide du Département destinée aux personnes de plus de 60 ans qui connaissent une perte d’autonomie. Elle est attribuée sans condition de ressources mais une participation du bénéficiaire au financement des aides qui lui sont accordées est prévue, en fonction de ses ressources. L’APA est attribuée dans le cadre d’un plan d’aide, après évaluation de la dépendance du demandeur par les équipes du Département. Seules les personnes dont le degré de dépendance se situe entre 1 et 4 (grille AGGIR) sont éligibles à l’APA ; celles qui ont un degré de dépendance de 5 à 6 doivent s’adresser à leur caisse de retraite.
L’APA permet une aide concrète adaptée à vos besoins. Il s’agit d’une prestation en nature utilisée pour financer différents services :
- Aides à domicile
- Accueil familial
- Accueil de jour
- Aides techniques
- Accueils temporaires
- Téléalarme
- Portage repas
- Adaptation du logement
- Matériel à usage unique (protection incontinence)
- Aide au répit des aidants
- etc.
Des justificatifs de dépenses pourront vous être demandés par les services du Département. Le montant de l’allocation versée sera fonction des dépenses réellement engagées.
Conditions d’attributions, évaluation de la perte d’autonomie, montant, versement, réévaluation : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10009
Où trouver le dossier de demande ?
- En ligne sur le site du Département lien mes démarches
- A la mairie
- Au Centre communal d’action sociale (CCAS)
Dans les maisons France Services https://www.france-services.gouv.fr/
L’ASH sert à payer tout ou partie des frais d’hébergement que facture l’établissement. Cet établissement peut être :
- Un Ehpad : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes,
- Une résidence autonomie,
- Une USLD : unité de soins de longue durée
- Un accueil familial à la personne âgée.
L’ASH paie la différence entre le montant des frais d’hébergement et ce que peut payer la personne âgée, voire ce que peuvent payer ses obligés alimentaires (enfants, gendres, belles-filles). Le Département peut récupérer l’ASH versée, du vivant et au décès de la personne âgée.
Pour remplir le dossier d’ASH, il faut se rapprocher du CCAS de sa commune.
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est une prestation mensuelle accordée aux retraités ayant de faibles ressources (revenus et patrimoine) et vivant en France. Elle est versée par votre caisse de retraite (Carsat : Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, MSA …). Son montant varie, selon que vous vivez en couple ou non.
Si vous êtes invalide et que vous n’avez pas l’âge pour obtenir l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), vous pouvez obtenir l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), selon vos revenus. L’ASI vient compléter vos revenus, pour vous faire atteindre un montant total minimal. Elle est versée chaque mois par la sécurité sociale ou la MSA. La situation varie selon que vous vivez en couple ou que vous vivez seul.
Votre état de santé ne vous permet plus de faire vos repas (préparation des plats) ? Rapprochez-vous du CCAS de votre commune. Vous pouvez bénéficier d’une aide financière pour payer le portage des repas, c’est-à-dire pour recevoir chez vous des plateaux-repas chauds et prêts à consommer. Pour obtenir cette aide financière, il faut remplir des conditions d’âge et de ressources.
Où vivre ?

Vivre à domicile
A un certain âge, rester chez soi peut nécessiter de l’aide, au quotidien ou pour certaines tâches spécifiques. L’aide à domicile est faite pour ça. Elle prend la forme d’un accompagnement dans les tâches ménagères, les courses, les repas, les démarches administratives... ou se traduit par la présence régulière et un soutien moral et social (écoute, accompagnement...).
Vivre en établissement
Plusieurs types d’hébergement peuvent accueillir les personnes âgées qui ne souhaitent pas rester chez elle ou préfèrent vivre en collectivité :
- Etablissement d’hébergement pour personnes âgées, dépendantes ou non
- Foyer logement
- Petite unité de vie
- Résidence service
- L’accueil familial. C’est une alternative à l’hébergement en institution : des particuliers, agréés par le Conseil départemental, accueillent, à leur domicile, 1 à 3 personnes handicapées ou âgées.
Les solutions alternatives
Lorsque le maintien à domicile n’est plus possible pour une personne âgée ou en situation de handicap, il existe des solutions alternatives à l’hébergement en établissement. Parmi celles-ci, l’accueil familial et l’habitat inclusif.
L’accueil familial pour adulte
L'accueil familial est un mode d’hébergement chez un particulier agréé par le Département. La personne accueillie dispose, chez l’accueillant, d’une chambre privée et partage la vie de la famille. L’accueil peut être permanent et à temps complet ou temporaire ou encore selon des périodes régulières.
Les conditions d’accueil :
La personne est accueillie au domicile d’un accueillant agréé par le Département et dispose d’une chambre privée et de différents services mis à sa disposition. Ce mode d’accueil est une opportunité pour les personnes qui ne peuvent plus vivre au sein de leur famille ou seules mais qui ne souhaitent pas vivre en établissement.
L'accueil familial : une activité à domicile
Cette activité est également une opportunité pour les personnes qui souhaitent travailler auprès de personnes qui présentent une dépendance modérée, et qui désirent allier travail et vie de famille. L'accueil familial est une activité qui s’exerce à son domicile. Toute personne majeure peut solliciter un agrément auprès du Département pour être autorisée à accueillir une ou plusieurs personnes contre rémunération. Il n’y a pas de condition d’âge maximum ni de niveau de formation spécifique. Le candidat à l’agrément doit être majeur ; il est évalué sur son projet, son logement, sa posture professionnelle, ses motivations et la connaissance de son environnement lors de la démarche d’agrément. L'adhésion de sa famille est également prise en considération tout comme la pérennité de son projet.
La rémunération :
L'accueillant familial exerce une activité rémunérée en gré à gré à son domicile. Il n’est pas salarié du Département et sa rémunération est assurée par la personne accueillie ou son représentant légal s’il y a lieu (tuteur). Sa rémunération doit être annuellement déclarée pour partie sur la déclaration de revenus. L’accueil familial est une chance de vivre différemment son quotidien. Riche de relations humaines, ce mode d’accueil et cette activité permettent un enrichissement mutuel.
Les aides mobilisables :
Afin de financer son accueil, la personne accueillie peut solliciter différentes aides à la Caisse des allocations familiales, à la Maison départementale des personnes handicapées, au Département... Ces aides sont accordées sous certaines conditions réglementées.
La continuité de l’accueil :
L'accueillant familial fait appel à des remplaçants pour assurer la continuité de l’accueil. Il peut solliciter soit un accueillant agréé qui dispose d’une ou de plusieurs places libres ou il peut solliciter une personne de confiance (non agréée) pour le remplacer à son domicile. Cette activité peut donc tout aussi intéresser des personnes qui souhaiteraient réaliser des remplacements au domicile des accueillants ; l’agrément n’est alors pas obligatoire dans ce cas précis.


L’habitat inclusif
Qu’est-ce que l’habitat inclusif ?
L'habitat inclusif : une nouvelle forme de logement solidaire L'habitat inclusif est une solution innovante de logement qui gagne en popularité en France. Destiné principalement aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, ce mode d'habitation offre une alternative entre le logement individuel et l'hébergement en institution.
Prévenir la perte d’autonomie

Le Département agit pour la prévention de la perte d’autonomie
Des activités à dose modérée en prenant soin de soi !
Encore actifs ou jeunes retraités, la plus grande partie des seniors d'aujourd'hui ont en commun de conserver une activité ou des activités organisées, programmées. S'ils ne travaillent plus, ils s'investissent dans une association, ont une part efficace dans la garde de leurs petits-enfants, pratiquent des activités sportives, voyagent ou encore ont des loisirs partagés et souvent tout à la fois ! Ouvert à une multitude de rôles, ils sont partie prenante dans la vie sociale ; l'enjeu est de le rester le plus longtemps possible.
Pour cette "génération senior", la prévention est essentielle. Les actions du Département pour les séniors ardéchois vont aussi dans ce sens. L'une des mesures phares de la loi d'adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015 a été la mise en œuvre par l'ensemble des partenaires du Département d'une conférence des financeurs de la prévention de la perte d'autonomie qui réunit les principales institutions intervenant auprès des personnes.
Si les actions proposées vont généralement en direction des publics les plus fragilisés, la prévention reste le fil rouge de ces programmes.
Les actions proposées en Ardèche
Pour prévenir, pour prendre soin de soi, il faut savoir ! C'est dans ce but que le Département et ses partenaires proposent des projets et des activités autour de thématiques comme la santé, l'activité physique, la vie quotidienne, la culture, la mémoire...
Retrouvez l’ensemble des projets soutenus en 2025 par la Conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie.
Le Conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA)
Qu’est-ce que le CDCA ?
Le CDCA de l'Ardèche joue un rôle crucial dans la participation des personnes âgées et en situation de handicap à l'élaboration et au suivi des politiques publiques locales en matière d'autonomie. Cette instance consultative, mise en place par la loi d'adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2015, vise à renforcer la démocratie participative au niveau départemental. Présidé par le président du Conseil départemental, le CDCA de l'Ardèche se compose de deux formations spécialisées : l'une dédiée aux questions relatives aux personnes âgées, l'autre aux personnes en situation de handicap. Il réunit un large panel d'acteurs concernés par les politiques de l'autonomie, dont les représentants des usagers, des institutions et des professionnels du secteur.
Les missions et les compétences du CDCA
Le CDCA de l'Ardèche a pour mission principale d'émettre des avis et des recommandations sur divers aspects de la politique de l'autonomie, notamment :
- La prévention de la perte d'autonomie
- L'accompagnement médico-social et l'accès aux soins
- L'accessibilité, le logement et les transports
- Le soutien aux aidants
- Les droits et la bientraitance des personnes âgées et handicapées.
En tant qu'organe consultatif, le CDCA permet aux personnes concernées de faire entendre leur voix dans l'élaboration des politiques qui les touchent directement.
Contact : cdca@ardeche.fr
Un nouveau service public départemental de l’autonomie
Inscrite dans la loi Bien vieillir et autonomie du 8 avril 2024, la création du service public départemental de l’autonomie a pour ambition de simplifier la vie des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou des aidants en facilitant leurs démarches et leurs parcours.
À travers la mise en synergie des acteurs du soutien à l’autonomie de proximité, le SPDA a pour objectif de garantir la qualité de service et l’équité, quels que soient les territoires et les situations individuelles.
Les missions du SPDA
Ce service public porte quatre grandes missions :
- La garantie d’un accueil, d’un accès à l’information, d’une orientation et d’une mise en relation avec le bon interlocuteur sans renvoi de guichet en guichet ;
- L’évaluation de la situation, l'attribution des prestations dans le respect des délais légaux ;
- Le soutien à des parcours personnalisés, continus, coordonnés ;
- La réalisation d’actions de prévention et d’aller-vers les personnes les plus vulnérables.
Le service public départemental de l’autonomie vise à favoriser les coopérations entre professionnels et organisations et le décloisonnement des secteurs social, médico-social et sanitaire et du « droit commun » (éducation, emploi, logement, transport…) pour apporter une réponse globale et garantir la continuité du parcours de la personne, y compris dans une approche de prévention.
Son pilotage est assuré par le Département avec l'ARS en copilotage.
La conférence territoriale de l’autonomie
Dans chaque Département, une conférence territoriale de l'autonomie, réunissant les acteurs principaux du territoire est constituée avec pour missions l'adoption de la feuille de route du SPDA et le suivi des mises en œuvre.
Maltraitance des aînés
Que faire en cas de maltraitance ? Pour la famille comme pour les soignants et les aidants, accompagner au quotidien une personne âgée dépendante peut s'avérer très lourd, difficile à vivre… jusqu’à parfois déboucher sur de la maltraitance. Le sujet est tabou mais la réalité est ce qu’elle est et l’essentiel est de mettre en place les garde-fous nécessaires pour ne pas arriver à ces situations extrêmes.
C’est tout l’objet des actions de la Fédération 31 33 (ex : ALMA). Si vous êtes victime ou témoin d'une situation de maltraitance (physique, psychologique ou financière), vous pouvez appeler :
- La permanence départementale au 04 75 20 84 79, le lundi de 14h à 17h :
- Le numéro national 31 33, du lundi au vendredi de 9h à 19h.
